Le Cimetière militaire Américain de Draguignan

« En route, le mieux c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises et c’est alors que le voyage commence. »

Cet été, quand il a fallu rejoindre Antibes depuis le lac de Sainte-Croix (soit 130km de petites routes environ), j’étais certaine que l’on trouverait quelques belles étapes improvisées sur la route. Le cimetière américain de Draguignan, dans le Var, fut l’une de ses belles surprises.

A première vue, je vous l’accorde, il y a sans doute plus joyeux que de se rendre au cimetière. Cependant, j’aime beaucoup découvrir les cimetières militaires, qui restent pour moi des lieux de mémoire uniques dont on devrait tous prendre conscience.

Le cimetière américain de Draguignan est le seul cimetière américain des soldats tués pendant le débarquement en Provence en 1944 et pendant les combats dans le sillon rhodanien, jusqu’à la jonction avec les troupes ayant débarqué en Normandie. Ce lieu chargé en émotions offre la possibilité de rendre hommage à tous ces militaires.

L’image d’un cimetière est souvent sombre. Il n’y a pourtant rien de terne dans les cimetières militaires. Au contraire. Sous la chaleur accablante du mois de juillet, le lieu explose de couleurs. Les pelouses verdoyantes sont parsemées de petits oliviers, sur près de 5 hectares. Cette étendue est impressionnante. Les tombes, d’un blanc immaculé, sont à perte de vue. Le contraste est saisissant. Le calme également.

Ici reposent 861 pierres tombales. Au fond du cimetière se dresse un mur portant le nom de 294 disparus dont les corps n’ont jamais été retrouvés. C’est toujours très émouvant de découvrir ces noms et d’oser imaginer l’horreur vécue par ces personnes, toujours très (trop) jeunes.

Devant ce mur se trouve une carte en bronze relatant le débarquement de Provence. Il y a aussi une petite chapelle avec de grandes mosaïques, et une gigantesque sculpture appelée l’Ange de la paix, qui veille sur celle-ci. Tout est extrêmement bien entretenu.

Ce cimetière a été créé en août 1944 par le Docteur Angelin German qui, lors du débarquement de Provence, a accueilli l’avant-garde des soldats américains qui venaient de la Motte. Lors des combats contre les Allemands à Draguignan, il contribua à soigner les blessés dans le cadre du Secours médical dracénois de la Libération. Ne sachant pas comment procéder à l’inhumation des morts, il trouve, à la limite du cimetière de Draguignan, un grand champ d’oliviers pratiquement abandonné. C’est là qu’il inhume le 16 août 1944 des soldats américains dans le lieu qu’est aujourd’hui le Cimetière américain de Draguignan. Une belle découverte !

A très vite.

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