Les animaux et moi – Partie 1: mon enfance

Je vous ai déjà parlé de mon amour pour les animaux à plusieurs reprises. Mes voyages étant souvent basés sur les animaux que je pourrais rencontrer, aujourd’hui il me tenait à coeur d’en parler plus en détails. Pour ce, retour en arrière, direction mon enfance et mon adolescence.

Aussi petite que je me souvienne j’ai toujours eu un lien facile avec les animaux, une approche enfantine justement. J’ai aussi toujours vécu avec des animaux. Ce lien était alors pour moi normal, tout le monde pouvait sans doute faire pareil. C’est en grandissant que je me suis rendu compte que c’était un peu plus spécial que cela, et j’en apprends encore aujourd’hui.

Au commencement, j’ai d’abord été attirée par le poulailler familial. Je ne parle pas d’être contente d’aller ramasser des œufs, je parle d’y passer des heures, voir des journées entières dans le poulailler, au point que mes parents m’y avaient installé un hamac! Avec le temps, j’ai créé ma propre petite basse-cour. C’était devenu un peu une obsession. Tout mon temps libre y passait. Chaque poule avait un nom et chaque jour, je tenais un petit compte rendu dans un cahier. J’ai retrouvé ces cahiers à l’heure actuelle et j’ai été très émue de les relire …

Avec le temps, j’ai adopté canards, pintades, dindons, j’ai eu je ne sais combien de portées de poussins et de canetons.. Ma passion favorite à 12 ans ? Créer des abris en parpaing! Vous allez me prendre pour une folle et je vais perdre beaucoup de crédibilité en écrivant ces lignes, mais j’en ai tellement de bons souvenirs. Mes animaux étaient littéralement mon souffle, j’ai même creusé une marre pour mes canetons… C’est devenu dingue au point d’avoir été contacté par 30 millions d’amis pour présenter cette grande famille!

La basse-cour, c’était évidemment dehors. En parallèle, à la maison, j’ai eu mon premier hamster, puis mon premier cochon d’inde, et mon premier chat. Ma basse-cour a pris de l’ampleur, heureusement que le terrain est grand chez mes parents. Nous avons eu plus de 70 poules, coqs et poussins confondus en même temps. J’étais tellement heureuse quand une couvée devait bientôt éclore. Je suivais ça de très près ! J’ai aussi eu beaucoup de petits poussins seuls, trouvés ou abandonnés, que j’élevais alors dans la véranda! J’ai appris énormément de choses sur le tas, et je remercie mes parents de m’avoir laissé faire mes petites expériences parfois un peu loufoques. Comme tester de faire du vélo avec une poule… Je peux vous affirmer qu’avec une poule bien dressée, ça passe crème.

J’ai aussi dressé un dindon. Un dindon, vous avez bien lu, ou une dinde pour être plus précise. Pour la petite histoire, beaucoup de gens étaient au courant de mon amour pour les animaux, mes parents en parlaient tout le temps autour d’eux. Des gens ayant eu vent de cela ont contacté mes parents car ils devaient déménager et ne pouvait garder leur petite bête… Gloupsy de son doux nom nous a donc rejoint! Quelques semaines plus tard, je promenais ma bestiole au harnais un peu partout…

Un jour, j’ai été invité dans l’école où ma sœur travaillait afin d’y présenter aux enfants de maternelle une poule ! J’avais choisi la plus docile de l’époque; Chou. Chou était une petite poule naine élevée toute seule car recueillie, et donc très manipulable, un vrai chat! Elle était toujours à l’intérieur, et toujours sur les genoux! Aussi petite qu’elle était, j’ai réussi à lui faire adopter un autre petit poussin abandonné. C’était adorable à voir. Une petite poule encore juvénile avec déjà un poussin sous son aile… J’ai donc passé une journée entière avec ma poule sous la bras dans une école maternelle! Et Chou n’a pas bougé d’une plume de mes genoux.

J’en suis arrivée avec le temps à avoir des dizaines de lapins et cochons d’Inde, des hamsters, des gerbilles, des octodons, des souris, des perruches, des chats plus ma basse-cour en même temps. Un budget monstre que mes parents ont accepté de débourser pour mon bonheur. Je me rend compte avec le recul que c’était juste de la folie… C’est bien simple, mon temps libre était devenu minutieusement organisé afin de m’occuper de chaque petit être comme il se devait. J’avais la chance de pouvoir compter sur ma maman pour nourrir tout ce petit monde pendant que j’étais à l’école. A mon retour, certaines de mes poules (on peut dire qu’on a des préférées?) attendaient patiemment sur la terrasse…

Ce qui me fascine et qui arrive encore toujours à l’heure actuelle, c’est que la majorité des animaux que j’ai élevé, ont été trouvé sur ma route, complètement au hasard et souvent dans des endroits improbables! Mais je ne crois pas au hasard, alors parlons plutôt de destin… J’ai trouvé des canetons dans la rue, un chaton dans un pot de fleur, un poussin devant un magasin, une perruche sur ma terrasse, un lapin sur un trottoir… A quel moment peut-on arrêter de croire que tout ceci n’est que coïncidence?

En plus d’en trouver par ci par là, les gens ont commencé à m’appeler quand ils trouvaient un animal ou avaient besoin de conseils pour déterminer le sexe d’un animal, nourrir un animal abandonné etc .. Bien souvent je repartais avec l’animal en question dans les bras … J’ai passé un nombre incalculable de nuits blanches à tenter de sauver une petite souris croqué par mon chat, ou encore un petit lapin qui avait été mis de côté par sa mère mais aussi un pigeon, trouvé seul dans un box, à l’équitation, et puis j’ai croisé la route de ce fameux petit chaton dans un pot de fleur; Pirate… Ah, Pirate, c’est une histoire qui remue encore mon âme aujourd’hui. Ce petit chaton, je l’ai découvert dans un pot de fleurs, seul au monde et mal au point, en plein hiver. Je l’ai tout de suite mis dans mon manteau, direction la maison, ensuite le vétérinaire. La véto était pessimiste, il n’avait que quelques jours, mais il fallait bien essayé! Pirate était sous lampe chauffante infrarouge, et demandait beaucoup de soins, jours et nuits. Ce que j’ai fait avec plaisir pendant des semaines. J’allais même faire mes courses avec lui, posé dans un petit panier en osier douillet, rempli de bouillottes, et, avec mon copain de l’époque, on s’organisait pour se le déposer quand l’un de nous travaillait (ou avait cours pour ma part). Il était impensable qu’il reste seul une minute. Malheureusement, au bout de quelques semaines, alors qu’il avait enfin ouvert les yeux, Pirate a cessé de se battre… Même avec les années, j’ai encore toujours autant les larmes qui coulent quand je repense à cette nuit atroce. C’est aussi ça, vouloir sauver les animaux … L’issue n’est pas toujours favorable.

La même année, j’ai aussi recueilli et élevé une petite chouette effraie, Zeus (sur la photo en tête de l’article), que mon frère avait trouvé dans son hangar, ou plutôt que son chien avait trouvé … C’était mon premier sauvetage de ce genre, un rapace! Il a fallu bien se renseigner. Au menu; boulettes de haché frais roulées dans des poils de chats! Toutes les trois heures, c’était parti. J’ai créé un lien inexplicable avec cette petite chouette. Je l’aimais d’un amour fou … Elle est passé d’une petite boule de duvet à une véritable magnifique petite chouette. J’avais appris à communiqué avec grâce à des sons, et on reconnaissait ses différents cris selon ses besoins. J’entends encore ses petits piaillements de bonheur quand elle se blottissait dans le creu de mes jambes pour manger. Ce que nous ne savions pas, et que nous ne pouvions savoir avant la presque fin de sa croissance, c’est que Zeus avait l’aile cassée. Je l’ai donc conduite dans un centre pour rapace, afin d’avoir un avis et éventuellement une opération, bien consciente que détenir un rapace était illégal (j’étais déjà en pleine réservation pour suivre les cours afin d’avoir l’ordonnance de détention), et d’après eux, la blessure n’était pas soignable. Ils ont donc décidé d’endormir mon petit Zeus. Je m’en veux à l’heure actuelle car Zeus, sans voler, allait parfaitement bien. N’aurait-on pas pu le garder ainsi? Le vol lui aurait-il manqué s’il ne l’avait jamais connu ? … Soit, ce fut le deuxième coup dur de cette année… 2014, je te hais.

Des histoires ainsi, j’en ai encore des dizaines et des dizaines… Peut-être n’est-ce qu’une question de patience et de délicatesse, ou parce qu’on me l’a longuement répété, mais aujourd’hui encore, j’aime croire que j’ai un lien particulier avec les animaux. Il se passe toujours des choses incroyables quand je visite une réserve/un parc une forêt ou même le bout de mon jardin. J’arrive à capter facilement l’attention d’un animal et à le faire venir sur moi, etc, …

Je m’arrête là pour aujourd’hui car cet article est déjà bien long, mais si ce genre d’article vous plait, je reviendrai avec d’autres petites histoires sur les animaux et moi, et pourquoi pas vous présenter la petite troupe qui vit avec moi aujourd’hui!

NB1; certaines photos ont une qualité assez médiocre, il s’agit de photos faite de photos papiers ..
NB2; j’ai publié cet article sans savoir que nous étions le jour de « la journée mondiale des animaux »!

A bientôt!

6 commentaires sur “Les animaux et moi – Partie 1: mon enfance

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  1. Une vraie passion en effet ! En même temps, je trouve ça bien d’être habitée par une vraie passion depuis l’enfance ! Tu as un don avec les animaux et visiblement ils te le rendent bien puisqu’ils vont jusqu’à se mettre sur ton chemin… Hasard ou destin, oui… qui sait !

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  2. Tellement chou toutes ces photos 😍 Ton amour pour les animaux se ressent en lisant ton article. Je n’ai pas vécu avec autant d’animaux, mais j’ai eu la chance d’en recueillir quelques-uns, notamment des chats. J’ai tenté de sauver un hérisson un jour, mais je n’ai pas eu la chance qu’il aille mieux, il est mort en cours de route 😟 Certes, perdre un animal est difficile, mais le mieux et le plus beau qu’on puisse faire c’est leur apporter tout notre amour et notre aide aussi longtemps qu’ils vivent. Bisous 😘

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  3. Que d’émotions en lisant cet article. Les histoires de Pirate et Zeus m’ont sincèrement émue, j’en ai la boule à la gorge. Et en même temps je découvre quelle magnifique personne tu es ! Contrairement à toi, j’ai eu un traumatisme avec la basse-cour depuis toute petite. L’idée même de me retrouver en plein milieu d’un poulailler relevait du cauchemar. Et puis, j’ai vaincu mes peurs et j’ai adopté 2 poules il y a 2 ans. Malheureusement elles sont mortes cet été mais je m’y étais fort attachée.

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